Comment vérifier l'attestation ursaaf de mon sous-traitant ?

Ce guide explique pourquoi et comment vérifier efficacement l’attestation URSSAF de vos sous‑traitants. Vous trouverez des critères pratiques, des étapes claires et des outils et notamment des solutions comme AddWorking pour automatiser la gestion de conformité. Vous pourrez aussi télécharger gratuitement notre tableau de suivi de conformité pour centraliser toutes les attestations de vos partenaires, sans oublis.
1-Qu’est-ce que l’attestation URSSAF ?
L’attestation URSSAF, aussi appelée attestation de vigilance, est un document officiel qui prouve qu’un prestataire ou un sous-traitant est à jour de ses obligations sociales. Elle est délivrée par l’URSSAF ou les organismes compétents en fonction du statut juridique de l’entreprise (MSA, Sécurité sociale des indépendants, etc.).
Elle atteste notamment que :
- les déclarations sociales ont bien été effectuées,
- les cotisations ont bien été payées,
- l’entreprise est immatriculée et possède un numéro SIRET valide.
💡 Bon à savoir : cette attestation est indispensable pour tout contrat d’un montant supérieur à 5 000 € TTC, et doit être renouvelée tous les 6 mois pendant toute la durée du contrat.


2-Où obtenir l’attestation selon le statut ?
Voici les liens officiels à utiliser selon les différents statuts juridiques de vos sous-traitants. Ils permettent de télécharger directement l’attestation de vigilance auprès de l’organisme compétent :
- Pour les sociétés classiques relevant du régime général (SARL, SAS, SA…) : accédez à l’espace en ligne de l’URSSAF via www.urssaf.fr, rubrique « Mon compte ». Il est nécessaire de se connecter avec les identifiants de l’entreprise.
- Pour les travailleurs indépendants (ex-RSI) : le site dédié www.secu-independants.fr permet de récupérer l’attestation de vigilance directement depuis l’espace personnel du chef d’entreprise.
- Pour les auto-entrepreneurs : l’attestation est disponible sur www.autoentrepreneur.urssaf.fr dans la rubrique « Mes documents ». Il est essentiel que l’auto-entrepreneur soit déclaré actif et à jour de ses cotisations pour obtenir le document.
- Pour les entreprises agricoles affiliées à la MSA : elles doivent utiliser le portail www.msa.fr, en se connectant à leur espace sécurisé pour télécharger leur attestation.
💡 Bon à savoir : si le sous-traitant vous transmet directement l’attestation, vous pouvez vérifier son authenticité à l’aide du code de sécurité sur le site URSSAF.
3-Pourquoi ce document est-il obligatoire ?
L’attestation URSSAF est bien plus qu’un simple justificatif administratif : elle est au cœur de la conformité sociale des relations de sous-traitance. Sa vérification par le donneur d’ordre n’est pas facultative, mais repose sur une obligation légale clairement établie par le Code du travail.
Un cadre légal strict pour lutter contre le travail dissimulé
Selon l’article D.8222-5 du Code du travail, tout donneur d’ordre doit s’assurer que son sous-traitant respecte ses obligations sociales, dès lors que le contrat dépasse 5 000 € HT. Cette vérification doit être faite à la signature du contrat, puis tous les six mois jusqu’à la fin de la prestation.
Cette exigence s’inscrit dans un cadre plus large de lutte contre le travail dissimulé. Elle permet à l’administration de tracer les flux de sous-traitance, d’éviter les fraudes sociales et de s’assurer que tous les intervenants sur un chantier ou dans une mission sont en règle.
Le donneur d’ordre engagé en cas de manquement
Ne pas vérifier ou ne pas conserver la preuve de cette vérification peut exposer le donneur d’ordre à une responsabilité solidaire. Concrètement, cela signifie que si le sous-traitant est en infraction, le donneur d’ordre peut être tenu co-responsable des dettes sociales et fiscales de ce dernier.
Cette solidarité concerne :
- le paiement des cotisations sociales non versées,
- les sanctions financières et pénales associées,
- l’éventuelle interdiction de répondre à certains appels d’offres publics.
💡 Bon à savoir : la responsabilité du donneur d’ordre s’applique même si celui-ci ignorait l’irrégularité. Ce qui compte, c’est l’absence de vigilance documentée.
Des risques réels en cas de non-vérification
Au-delà des amendes (jusqu’à 225 000 € pour une personne morale), une négligence dans la vérification des attestations URSSAF peut également nuire à la réputation de l’entreprise, ou compromettre son éligibilité à des marchés publics, notamment dans les secteurs du BTP, de l’industrie ou de la sécurité.
Il est donc essentiel de mettre en place une démarche rigoureuse et automatisée de vérification, en s’appuyant sur des outils spécialisés comme la solution AddWorking.
4-Quelle est sa durée de validité ?
L’attestation URSSAF n’est pas un document permanent : elle possède une durée de validité bien définie, au-delà de laquelle elle ne peut plus être considérée comme une preuve à jour de la régularité sociale de votre sous-traitant.
Une durée standard de 6 mois
Par défaut, l’attestation de vigilance émise par l’URSSAF est valable pour une durée de 6 mois à compter de sa date d’émission. Cela signifie que le donneur d’ordre doit impérativement s’assurer qu’il dispose d’un document valide tout au long de l’exécution du contrat. Si la prestation dure plus de 6 mois, il faudra donc demander une nouvelle attestation à mi-parcours.
Cette durée s’applique uniformément à tous les statuts d’entreprises, qu’il s’agisse de sociétés, d’auto-entrepreneurs ou de travailleurs indépendants.
Une vigilance accrue en début et fin d’année
Il est important de faire preuve de vigilance autour des périodes de transition annuelle (janvier et décembre notamment). Une attestation obtenue fin décembre, par exemple, ne reflètera peut-être pas les cotisations de l’année suivante. À l’inverse, un document édité en janvier ne prouve pas que l’entreprise était en règle en fin d’année précédente.
Il est donc recommandé de redemander une attestation URSSAF en début d’année, même si celle obtenue précédemment semble encore valide en apparence.
Exceptions pour les entreprises récemment créées
Lorsqu’un sous-traitant vient de créer son activité, il n’a généralement pas encore pu effectuer de déclarations sociales. Dans ce cas, l’URSSAF ne peut pas délivrer d’attestation de vigilance avant un délai de 90 jours (3 mois) suivant l’immatriculation de l’entreprise.
Pendant cette période, l’entreprise peut remettre à ses clients une attestation sur l’honneur indiquant qu’elle a bien procédé à son enregistrement et qu’elle respectera ses obligations sociales. Cette attestation sur l’honneur est valable 4 mois maximum, au terme desquels une attestation URSSAF officielle devra obligatoirement être présentée.
💡 Bon à savoir : dans le tableau de suivi des sous-traitants, il est conseillé d’intégrer une colonne pour surveiller les dates de validité et planifier les rappels automatiques via des outils comme AddWorking.
5-Comment vérifier l’authenticité d’une attestation URSSAF ?
Une attestation URSSAF peut facilement être falsifiée ou obsolète. Il est donc essentiel pour le donneur d’ordre de la vérifier rigoureusement avant de valider la collaboration avec un sous-traitant. Plusieurs points de contrôle permettent de s’assurer de son authenticité.
Vérifier les informations de base
Avant toute chose, il convient d’analyser visuellement l’attestation. Assurez-vous que les éléments suivants sont bien présents et exacts :
- le nom de l’entreprise,
- le numéro SIRET,
- l’adresse du siège social,
- la date d’émission du document.
Ces données doivent correspondre aux informations légales de l’entreprise, accessibles via des bases publiques officielles.
Croiser les données avec des sources fiables
Pour éviter toute erreur ou tentative de fraude, il est recommandé de comparer les informations figurant sur l’attestation avec celles disponibles dans les bases suivantes :
- Infogreffe : extrait Kbis, état d’immatriculation, mandataires, etc.
- Société.com : situation juridique et financière de l’entreprise.
- Pappers : documents légaux, statuts, dirigeants, cotisations.
Ces plateformes permettent aussi de vérifier la date de création de l’entreprise, ce qui est utile en cas de remise d’une attestation sur l’honneur.
Vérifier le code de sécurité sur le site URSSAF
Chaque attestation officielle comporte un code de sécurité unique situé en bas du document. Ce code permet d’authentifier l’attestation en la comparant avec la base URSSAF via l’outil de vérification en ligne de l’URSSAF.
En quelques clics, vous pouvez confirmer que le document est bien valide, qu’il a été émis par l’URSSAF, et qu’aucune modification n’a été apportée.
💡 Bon à savoir : certaines solutions comme AddWorking automatisent ce contrôle de sécurité en intégrant un module de vérification directement dans leurs fonctionnalités.
6-Que faire si le sous-traitant ne peut pas fournir d’attestation ?
Il peut arriver que certains sous-traitants ne soient pas en mesure de fournir une attestation URSSAF au moment de la signature du contrat. Cela ne signifie pas nécessairement qu’ils sont en situation irrégulière : certains cas particuliers sont prévus par la réglementation.
Cas d’une entreprise récemment créée
Lorsqu’un sous-traitant débute son activité, l’URSSAF ne peut pas encore générer d’attestation de vigilance. En effet, ce document n’est disponible qu’après 90 jours suivant l’immatriculation de l’entreprise, délai nécessaire pour que les premières déclarations sociales soient effectuées.
Pendant cette période transitoire, l’entreprise est donc dans l’impossibilité matérielle de produire une attestation.
Dans ce cas, la réglementation autorise l’utilisation d’une attestation sur l’honneur, que le sous-traitant remet au donneur d’ordre. Ce document doit indiquer :
- la date de création de l’entreprise,
- le numéro SIRET attribué,
- l’engagement à régulariser sa situation sociale dès que possible.
L’attestation sur l’honneur doit être signée par le représentant légal de l’entreprise et conservée par le donneur d’ordre comme justificatif temporaire de conformité.
Il est important de noter que cette attestation sur l’honneur n’a qu’une validité de 4 mois maximum. Passé ce délai, l’entreprise doit obligatoirement fournir une attestation URSSAF officielle. En l’absence de ce document à l’échéance, le donneur d’ordre s’expose à un risque juridique et financier.
💡 Bon à savoir : pensez à intégrer une alerte dans votre outil de suivi pour être notifié automatiquement à l’approche de la date limite.
7-En résumé : les bonnes pratiques à adopter
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Pour garantir une gestion conforme et sécurisée de vos relations de sous-traitance, il est essentiel d’adopter une démarche proactive, structurée et documentée.
1. Toujours demander une attestation valide
Avant de contractualiser avec un sous-traitant, vérifiez systématiquement qu’il est en mesure de fournir une attestation URSSAF valide. Cela doit devenir un réflexe dès que le montant de la prestation dépasse 5 000 € HT.
2. Vérifier l’exactitude des informations légales
Ne vous contentez pas d’un simple envoi de document. Prenez le temps de contrôler que le nom, le numéro SIRET, l’adresse et la date d’émission figurant sur l’attestation correspondent bien aux informations disponibles sur les bases publiques (Infogreffe, Société.com, Pappers).
3. Utiliser les outils de vérification publique
Grâce au service de vérification URSSAF, vous pouvez confirmer l’authenticité de l’attestation à l’aide du code de sécurité unique mentionné sur le document. Ce contrôle est simple, rapide et doit être systématisé.
4. Documenter toutes les preuves de contrôle
Conservez chaque attestation collectée, notez la date de réception, et archivez les captures de vérification effectuées en ligne. Cela constitue une preuve en cas de contrôle URSSAF ou de litige. L’idéal est d’utiliser un outil centralisé, comme AddWorking, qui permet de tracer chaque vérification et d’automatiser les rappels avant expiration.
💡 Bon à savoir : adopter une politique de vérification rigoureuse vous protège non seulement juridiquement, mais vous positionne également comme un acteur responsable auprès de vos partenaires et clients.
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